
Les maisons de la souris.
Par P.B. Phillips
Il était une fois une souris
Qui vivait dans une maison.
Aux murs faits de mottes de terre
Et au toit fait de gazon.
Qui rêvait d'un foyer
Dans la zone présidentielle.
Un palais, d'or, d'argent et de laiton
Pas un plafond de boue visqueuse tout couvert d'herbe.
Et, il voulait le chauffage au sol en prime.
Alors, il a économisé et il a travaillé dur
Il a renoncé à toutes ses vacances.
Il a travaillé, jusqu'à ce que ses pattes soient toutes rouges.
Et malgré tous ses efforts,
Le soleil ne l'a jamais surpris au lit.
Il était debout avec l'alouette
L'étincelle brillante de l'industrie.
Jusqu'à ce que son argent s'accumule à la banque.
Maintenant il était prêt
Sa résolution était inébranlable.
Pour trouver une belle vue
Il n'a manqué aucune opportunité.
Pour localiser son grand hall
Sans aucune fuite du tout.
Situé dans un paysage, digne des Dieux.
Maison, chenils, écuries
tous avec des pignons assortis.
Une allée longue d'un mile,
Et des portes de 20 pieds de large.
Des garages pour 10 voitures
Un endroit pour rivaliser avec les Tsars Romanov.
Le plus grand des grands domaines de campagne.
Les meubles seraient de style Hepplewhite
Papier peint élégant et lumineux.
Des halls d'une grandeur gothique ornée
Des fioritures rococo dorées, pour éclipser même Bambrough.
Des jardins par Capability Brown effaceraient chaque froncement de sourcils,
des visiteurs venus de la ville.
Ducs, comtes et baronets
Arriveraient avec des violons, des flûtes et des clarinettes.
Pour souper et danser toute la nuit
Sous la lumière d'un lustre en cristal.
Glamour et gaieté
Du grand prêtre aux laïcs.
Les fêtes seraient le sujet de conversation du royaume.
Quand il était temps de partir
Aucune dame en robe de taffetas,
Ne voudrait partir avant l'aube
Comme un pion solitaire de la Reine.
Autrefois fiers jeunes hommes
Partiraient comme de vieux canards.
L'opulence les épaterait.
C'était le rêve de la souris
Son âme, son projet.
Mais les choses ne se passent pas toujours comme on le souhaite.
Les choses ont pris une tournure
Comme nous allons bientôt l'apprendre.
Pendant 40 longues années, il avait travaillé, économisé et peiné.
Mais en un seul jour, tout fut totalement gâché.
Son timing n'aurait pas pu être pire.
Il a investi toutes ses économies le jour même,
La bulle de la mer du Sud avait éclaté.
Vieux maintenant, seul, sa santé déclinante.
Les médecins ont essayé de faire tout ce qu'ils pouvaient
Mais le sang ne coulait pas tout à fait comme il le devrait.
La souris avait ignoré la joie dans sa vie,
Pas de temps pour les amis, les enfants ou une femme.
Il a réalisé trop tard
Que le destin était son compagnon.
L'orgueil était un maître terrible.
Jamais il n'avait plaisanté, chanté ou appris à flirter.
Il a rendu son dernier souffle solitaire,
sur un oreiller de terre.
Dans une maison faite de mottes de terre
Et un toit fait de gazon.
C'était SON foyer.
Pas dans la zone présidentielle.
Pas de palais en or, argent et laiton
Juste un trou avec un plafond de boue visqueuse,
tout couvert d'herbe.
Et pas de chauffage au sol en prime.